Pour nous rendre à PUNO, nous avons pris un bus à TACNA, pour 30 soles soit 8€ par personne et 2,5 soles soit 68 centimes de taxe.2 possibilités : un bus à 12h ou à 20h, étant arrivé à TACNA à 9h30, nous choisissons celui de 12h! Encore 9h de bus! Et cette fois ci, beaucoup moins confortable! La route fut longue! Toujours ces paysages désertiques de l’Altiplano à perte de vue, la montagne et quelques oasis! Nous avons eu de la neige sur les routes sinueuses des montagnes! A 21h, nous arrivons enfin à PUNO!
El saroche!
Près du port, à la Feria d’ARICA, nous avons acheté des comprimés contre le mal d’altitude : le Sorojchi Pills (aspirine, paracétamol et caféine)! Bien nous en a pris!
Une gélule toutes les 8h, nous avons commencé en montant dans le bus. Le voyage s’est bien passé! Les symptômes ont été largement diminués! Pendant le trajet, l’altitude a atteint les 4500m!
Notre première nuit à Puno a été plus compliquée : poitrine oppressée, du mal à respirer et la tête dans un étau!
Il faut dire que PUNO est à 3800 mètres d’altitude!
Notre première journée a été calme. Le moindre effort nous essoufflait!
Le corps met quelques jours à s’habituer, nous marchons plus vite maintenant mais quelques symptômes persistent comme l’essoufflement malgré qu’il soit moins rapide, le sommeil difficile, la fatigue, les lèvres bleues, les crampes et le mal de tête! Pas tous en même temps, heureusement! On peut aussi acheter des feuilles de coca, en vente partout et boire du mate coca, en vente partout aussi!
La Ciudad!
Une grande rue touristique qui n’a pas d’intérêt, mais tout autour, la ville est pittoresque! Les femmes vêtues de leurs habits traditionnels travaillent dans leurs petits commerces charrettes au bord des rues et au marché tandis que les hommes conduisent les taxis, les bus et les bateaux ou travaillent dans les champs! Les mototaxis, vélotaxis et taxis envahissent les rues, klaxonnent à chaque intersection et chaque fois qu’ils croisent un piéton, c’est vous dire que les klaxons font partis de l’air ambiant! Nous avons apprécié vivre dans cette ville, sereine, vivante et joyeuse!
Les trottoirs sont grands! Nous avons vite compris pourquoi! Ça faisait bien longtemps que nous n’avions pris une « saucée » comme celle-ci! Les rues sont rapidement inondées! Les bouches d’égout se soulèvent et les plaques sont retirées! Evidemment, les voitures et mototaxis tombent dans les trous! Pour désengorger la circulation, il faut donc sortir les véhicules des trous, dans les rues en crue! Les chaussures de Thierry s’en souviennent encore!
Le Légendaire!
PUNO est une des villes où faire une halte pour admirer le mythique LAC TITICACA! Qui n’a pas rêvé devant ces photos sublimes! Le lac navigable le plus haut au monde! 200 km de long et 8400 km2!
L’histoire Inca raconte que VARICOCHA, le dieu créateur y fit émerger la Lune, le Soleil, les Etoiles et MANCO CAPAC, descendant du Dieu Soleil. MANCO CAPAC sorti des eaux avec sa sœur MAMA OELLO, dirigea sa tribu vers le nord et fonda CUZCO, future capitale de l’Empire Inca!
Une autre légende Inca raconte qu’un trésor dormirait au fond du Lac TITICACA! Quand Francisco Pizarro captura l’Empereur ATAHUALPA en 1532, il lui promit la vie sauve en échange d’une quantité d’or et d’argent de la grandeur de sa geôle soit 35m2! La rançon transitait par le Lac TITICACA, elle fut presque totalement payée, lorsque les Incas apprirent l’exécution d’ATAHUALPA par Pizarro et ils jetèrent le reste du trésor dans les eaux du Lac!
NOS GREATS OVERLOOKS
. La Catedral : Plaza de Armas. Très belle architecture, le jeu est de chercher des symboles indigènes sur sa façade! Pas si facile!
. El Mercado : pas le central mais celui près de la voie ferrée. Des étals colorés et impressionnants par la quantité de produit disposée sur une si petite surface! Fruits légumes, fromages, viandes, poissons, textiles, fruits secs, pates et riz au poids et des pommes de terre de toutes sortes à foison! Nous n’avions jamais vu autant de pommes de terre! Des tuntas, pommes de terre blanches séchés jusqu’à 2 ans! Des chuños, pommes de terre grises et des ocas, pomme de terre rose en forme de tire bouchon!
. Las Islas Uros : 30mn de bateau pour 10 soles par personne plus 5 de taxe soit 4€.A toutes les heures, il faut juste que le bateau soit plein!
63 îles constituées d’une couche de roseau de 3 mètres d’épaisseur amarrées à des poteaux d’eucalyptus. La fabrication d’une île prend 2 ans et sa durée de vie est de 60 ans! On a l’impression de marché sur de la mouse! Les maisons sont elles aussi fabriquées en roseaux ainsi que leurs impressionnantes barques! Aujourd’hui, les habitants vivent surtout du tourisme donc préparez-vous à sortir le porte-monnaie!
. El Mirador Kuntur Wasi : il faut grimper 607 ou 619 marches selon le compteur, 3900 mètres d’altitude, rien que ça, à une allure tortue vue l’essoufflement rapide! En haut, le condor, il n’est pas très joli, mais la vue sur la ville et le Lac TITICACA est splendide!
. El Cerrito Huajsapata : ça monte beaucoup moins que pour aller à Kuntur Wasi! Un monticule de roche ou une statue Inca lève le doigt en direction du soleil! Magnifique vue sur le Lac et les montagnes au coucher du soleil! On voit même les rayons du soleil comme la couronne du Dieu Soleil!
du 17 au 21 avril 2016

Je me permets de faire une remarque sur le mal d’altitude. Je suis accompagnateur de groupes au Pérou et Bolivie depuis 16 ans, près de 200 circuits et 6.000 personnes accompagnées. Vous vantez les mérites de Sorojchi Pills, premièrement il y a une erreur, ce n’est pas du paracetamol, mais du solaphène (un dérivé de l’aspirine) – donc composition: aspirine + caféine. La plupart des guides locaux déconseillent fortement ce médicament pouvant être dangereux. En plus, vous l’avouez dans votre article, il vous a « partiellement » soulagé lors du voyage en bus, mais à Puno vous avez souffert énormément, malgré ces gélules. Elles ne soignent que les maux de tête (aspirine) et encore… J’ai personnellement constaté des effets secondaires importants sur les touristes (problèmes gastriques, nausées, vomissements, etc…).
Il vaut mieux prendre les remèdes naturels locaux comme la coca (en infusión ou macher les feuilles). Un produit naturel existe au Pérou, ALTI VITAL, à base de coca, muña, guarana et gingembre, super efficace, rapide et sans aucuns effets secondaires. Il est aujourd’hui utilisé par de nombreux migraineux.
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